Littérature coréenne
Les caractères de la littérature coréenne
La littérature coréenne est généralement divisée chronologiquement dans une période classique et une période moderne, et transmise au travers de deux moyens. On peut les distinguer entre une littérature rapportée en chinois et une en coréen. Celle-ci se répandit plus tard car la création de l’alphabet coréen ne se fit que dans la période Choson.La littérature coréenne classique se développa dans la toile de fond des croyances traditionnelles du peuple coréen ; elle fut aussi influencée par le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme. Parmi ces influences, celle du bouddhisme tint la plus grande domination, suivie par les énormes du confucianisme – spécialement par son chant – pendant la période Choson. Le cœur de la littérature classique coréenne est la poésie Hyangga de la période Shilla. Le Hyangga fut transmis dans l’écriture hyangch'al dans laquelle la langue coréenne était écrite et qui utilise le « son » (um) et le « sens » (hun) des caractères chinois. La littérature de la période Koryo est marquée par un accroissement de l’usage des lettres chinoises, la disparition du Hyangga et l’émergence des Koryo kayo (chants Koryo) qui continuèrent à se transmettre comme littérature orale jusqu’à la période Choson. Seulement plus tard dans la période Choson les chants furent notés en utilisant l’alphabet coréen ((Han-gul). La création de l’alphabet coréen en début de période Choson fut l’un des tournants de l’histoire de la littérature coréenne. Dans ce processus de création de l’alphabet coréen (Han-gul) et en examinant sa praticabilité, les akchang (compositions musicales) étaient notes en écriture coréenne, comme les Yongbioch'bon-ga (Chants des dragons volants dans les cieux qui célèbrent la fondation de la dynastie Choson (1392-1910) et qui est achevée avec sa notation musicale et son instrumentation.
La littérature moderne de Corée, d’un autre côté, développa des contacts avec la culture occidentale, en suivant le cours de la modernisation. Non plus seulement la pensée chrétienne, mais aussi les tendances et les influences artistiques variées furent importées de l’ouest. Comme la « Nouvelle éducation » et le « Mouvement national de la langue et de la littérature » se développaient, le système d’écriture chinoise qui avait traditionnellement représenté la culture de la classe dominante, perdit la fonction socioculturelle dont elle avait joui. En même temps, national, l’écriture coréenne, le Han-gul, s’utilisait de plus en plus, il en résulta la croissance et le développement de l’étude de la langue et de la littérature coréenne. Avec l’avènement du « nouveau roman » (shinsosol) se produisit une vague de romans rédigés en écriture coréenne. La musique et la poésie, anciennement fusionnées dans une sorte de chant appelé ch'anggok, étaient maintenant regardées comme des essais séparés. De nouvelles pistes s’ouvrirent pour la nouvelle littérature. Alors que la Corée importait de la culture occidentale par le Japon ou la Chine, elle opérait aussi des réformes littéraires de l’intérieur. Mais en dépit de la nouveauté des formes, il y avait aussi beaucoup d’exemples où la voix de la poésie était politisée, un contraste aigu avec la poésie lyrique à l’ancienne qui donnait avant l’expression au sentiment et à l’émotion personnelle.
Littérature en chinois et littérature en Han-Gul
L’expression linguistique et le mode de transmission sont les questions d’extrême importance dans la compréhension complète de la littérature coréenne. La littérature coréenne s’étend sur un vaste territoire : la littérature rédigée en chinois et celle rédigée en Han-gul (l’alphabet coréen). Ces deux aspects de la littérature coréenne different grandement l’une de l’autre en termes de leur forme et de leur caractère littéraires.La littérature coréenne en chinois fut créée quand les caractères chinois furent apportées en Corée. Puisque les caractères chinois sont une invention chinoise, il y eut dans des moments de l’histoire de la Corée des efforts pour exclure la littérature écrite en chinois des paramètres de ce qui constitue la littérature coréenne. Mais dans les cultures Koryo et Choson, les lettres chinoises étaient au centre de la vie quotidienne des Coréens. Nous ne pouvons ignorer le fait que l’activité littéraire des classes dominantes était conduite en chinois. Tandis que les idées et les valeurs penchant pour la Chine étaient contenues dans cette literature – un trait partagé par la plus grande partie de l’est asiatique pendant cette période – on retenait aussi des modèles d’expériences et de pensée qui exprimaient l’unique mode de vie du peuple coréen.
L’usage de l’écriture coréenne commença durant la période Choson avec la création de l’alphabet coréen (Hunmin Chong-um). La création de l’alphabet coréen au XVème siècle fut un tournant crucial de l’histoire de l’histoire littéraire coréenne. Comparée avec la littérature écrite en chinois qui a dominé par les classes supérieures, l’écriture coréenne rendit possible l’élargissement du champ littéraire aux femmes et aux gens ordinaires. Cela étendit la base sociale des écrivains coréens comme celle des lecteurs. L’écriture coréenne (Han-gul) n’assuma sa place de première importance dans la littérature coréenne que pendant la deuxième moitié du XIXème siècle. Après la période éclairée, l’emploi des lettres chinoises se perdit doucement et la popularité des lettres coréennes s’accrut grandement. Aussitôt que la dualité entre « chinois » et « natifs » avec la vie coréenne fut maîtrisée, la littérature en écriture coréenne devint la fondation sur laquelle la littérature nationale se développa.





